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CLAUDE BONNET

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En septembre 1952, Claude Bonnet, grand garçon, dégingandé, un peu pâlichon, s’intégrait dans la promotion Aix 52. Il était entré au tabagn’s de Lille en 1950, mais des raisons de santé avaient interrompu son parcours. Son côté aristocratique, un peu distant mais toujours affable le distinguait.
L’entourage familial lui avait fait défaut dans sa jeunesse. Il était pupille de la nation et "fils de mort pour la France", son père étant décédé des suites de la guerre de 14-18 alors qu’il avait 6 ans. Auparavant, sa mère était décédée alors qu’il n'avait que 18 mois. C’est sa grand-mère maternelle, d’origine modeste, surveillante dans les hôpitaux de l'Assistance Publique, femme de grande valeur, qui lui a permis de faire le parcours que nous lui connaissons (elle était également la marraine de Anne Vernin).

Pendant les années de tabagn’s, nous avons apprécié l'intelligence de Claude et sa vivacité d’esprit ; il se permettait parfois d’interrompre un prof pour clarifier une démonstration ! ! Camarade dévoué, il n’hésitait pas à intervenir spontanément auprès des prof’s pour défendre la cause de l’un des nôtres… Et puis il avait aussi ses actions d’éclat dont une est bien connue : Il s’était lancé, avec l’aide –modeste- de Charles dans la construction d’un "caneton à restrictions" dont les plans étaient bon marché. C'était alors les débuts de la plaisance, avant l’arrivée du plastique. Le caneton était un dériveur de construction classique : membrures en chêne, bordé en planches d’acajou "grand Bassam", demandant un travail délicat. De surcroît, notre prof de menuiserie/modelage, LA PUCE (Mr BERGOUGNOUX) avait incité les deux constructeurs à évider le mât, bien qu'il fût en pin du Nord, léger et bien fibré. Au préalable, LA PUCE avait accompagnés les deux constructeurs à Marseille pour acheter les pièces de bois brut. Les Aixois connaissent bien la suite : à Martigues, naufrage sur l’étang de Berre par jour de mistral… Pas âme qui vive sur le plan d’eau sauf un pétrolier à l’ancre qui donna l’alerte. C’est ainsi que Deutsch a instillé à Charles le virus du bateau…

Les premières années de la vie professionnelle de Claude furent interrompues en 1966 par un séjour au centre Edouard Rist à Paris où il fit la connaissance de Lucette, brillante et pétillante Pied-Noir. Leur union fut scellée en 1967. En ce grand jour, Claude se trouva au milieu de quelque 200 Pieds-Noirs. Il fut rapidement adopté et retrouva un milieu familial qui lui avait beaucoup manqué jusqu’alors.
Il rejoignit ALSTHOM à la grande époque du TGV, avec son cortège de problèmes techniques à résoudre. Le TGV fut réellement sa passion, qu’il nous fit partager avec pléthore d’informations et d’anecdotes sur les sujets les plus divers :
- Prise du courant sur les caténaires (faire passer des milliers d’Ampères à plus de 300 km/h)
- La suspension des voitures, le mouvement et l’amortissement des boggies à haute vitesse
- L’accrochage des voitures entre elles
- La finesse aérodynamique de l’ensemble du TGV et sa consommation

Les années de retraite de Claude, surtout les dernières, ont été obscurcies par la maladie que Lucette a tout fait pour adoucir, épaulée par leurs amis parisiens qui se sont dépensés sans compter pour lui et pour elle. Notre ami Claude Bonnet s'est finalement éteint le 12 mai 2017.
Admirablement soutenu par Lucette jusqu'à son dernier jour, notre ami Deutsch aura lutté longtemps et avec ténacité, avant de rendre les armes... Nous partageons la grande peine de Lucette. Nous savons que nos Camarades parisiens l'entourent, aussi présents aujourd'hui qu'ils l'ont été tout au long de la longue épreuve.

Charles et Katox 


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